Santé

Endométriose: Et si on en parlait ?

by Magaly / 11 months ago

Cela va faire un an que j’ai quitté le milieu de la maïeutique mais ce n’est pas pour autant que je m’en désintéresse. Je vois en ce blog le moyen de garder un pied dedans à plus petite échelle et de manière plus agréable pour moi. Aujourd’hui j’ai décidé de parler de l’endométriose, peut-être en avez-vous déjà entendu parler ? Ou bien vous en êtes-vous déjà approchées de près ou de loin ?

 

De quoi on parle ?

L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche une femme sur dix en âge de procréer. Elle se caractérise par la présence de cellules endométriales, qui sont les cellules de l’utérus, en dehors de ce dernier.
En effet, durant la période menstruelles ces cellules sont normalement évacuées par le vagin c’est ce qu’on appelle, plus communément, les règles. Dans le cas de l’endométriose, certaines cellules endométriales vont migrer au travers des trompes de Fallope dans l’abdomen créant des lésions qui peuvent être douloureuses, notamment pendant les règles.

On peut retrouver ces lésions à divers endroits, sur des zones gynécologiques comme les ovaires, les trompes, les ligaments utérins mais aussi au niveau du tube digestif ou encore la vessie.

L’endométriose est une maladie complexe qui peut-être difficilement diagnostiquée car certaines formes sont asymptomatiques, pour d’autres, les symptômes sont présents mais le diagnostic n’est pas posé au début (on compte un retard de diagnostic d’environ 5 ans).

Comment se manifeste-t-elle ?

Les symptômes peuvent être multiples et vont être liés à la localisation des lésions. On lui reconnaît un symptôme principal : la douleur.
La douleur va être un des éléments cliniques qui va faire suspecter une endométriose, elle se décrit de différentes façons :

Dysménorrhée ou douleur pendant les règles : il s’agit de vives douleurs pelviennes (au niveau du bas ventre) qui peuvent parfois rendre toutes activités invalidantes. Parfois un simple paracétamol n’est pas suffisant pour mettre la douleur en sourdine.

Dyspareunie ou douleur pendant les rapports : touche environ 40% des femmes atteintes de cette pathologie.

Douleurs pelviennes chroniques ou douleur dans le bas ventre : généralement les douleurs vont intervenir durant le cycle mais la migration des cellules endométriales engendrent des lésions sur d’autres organes entraînant des douleurs. D’autant que la région pelvienne est fortement innervée ce qui explique la douleur.

De plus, on peut avoir des signes cliniques qui touchent d’autres appareils. Cela dépendra d’où se sont installées les cellules.

Signes urinaires : avec des douleurs pendant la miction, une pollakiurie (envie d’uriner fréquente) ou encore une hématurie (sang dans les urines).

Signes digestifs : douleur pendant la défécation, rectorragie (sang dans les selles), troubles digestifs (constipation ou diarrhée).

La fertilité d’une femme peut également être touchée à cause de l’endométriose. En effet, 30 à 50% des femmes atteintes vont connaître des difficultés pour avoir un enfant.
Certains médecins conseillent de ne pas attendre tard pour avoir une première grossesse.
Pour les couples n’arrivant pas à avoir d’enfant d’autres solutions existent comme l’aide médicale à la procréation (je pense peut-être faire un article sur ce sujet).

 

La prise en charge

La prise en charge de cette pathologie est pluridisciplinaire et s’adaptera au degré de gravité de l’endométriose :

Une prise en charge médicale grâce à des traitements médicamenteux (pour les douleurs et pour inactiver les lésions) et chirurgicale (pour les douleurs, les lésions et pour améliorer la fertilité).

Une prise en charge psychologique pour les femmes qui en ressentent le besoin. Ce suivi peut aider à gérer la douleur améliorant l’efficacité des traitements.
Des groupes de parole ou des associations peuvent apporter un soutien émotionnel supplémentaire.

D’autres prises en charge peuvent avoir un impact bénéfique sur les personnes touchées. L’ostéopathie, la kinésithérapie ou encore les médecines parallèles peuvent aussi jouer un rôle.

 

Cette maladie touche entre 2 et 4 millions de femmes en France et pour cause, on normalise souvent les douleurs menstruelles. Or, c’est comme ça que l’on passe à côté du diagnostic d’endométriose et du traitement prenant en charge la douleur. Cette pathologie peut parfois être très handicapante en période de cycle. Il est important d’en parler autour de vous, qu’en vous en avez l’occasion, parce que bon en plein repas de famille avec mamie Simone et tonton Michel ce n’est pas forcément le moment le plus approprié… Quoi que… Tout ça pour vous dire : parlez-en à vos copines, à votre compagnon(ne)s, à votre entourage !

Si vous avez des questions n’hésitez pas, j’essaierai de répondre au mieux. Et si vous voulez partager votre expérience je serai ravie de vous lire.

 

Crédits photos: sur Unsplash par Rawpixel et sur Pixabay par Episy2

You Might Also Like

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

*
*