Voyage

Canoa, petit coin de paradis

by Magaly / 5 months ago

Sea, sex surf and sun… où comment commencer la lecture de cet article avec notre Gainsbourg national dans la tête. Vous allez penser que je m’égare mais à chaque fois que je pense à Canoa j’ai cette chanson qui me vient en tête. Enfin, juste le refrain et avec ma version modifiée ! Ça vous donne un petit aperçu de mon week-end à Canoa!

Le périple

Après une semaine à Quito on avait envie de changer d’air et de décors. C’est comme ça que l’on s’est retrouvées à 23h00 un vendredi soir à attendre notre bus de nuit à la gare routière de Quitumbe.

En arrivant on a pris nos billets de bus, 12 dollars pour le trajet de nuit, et attendu 23h45 que notre chauffeur arrive ! On l’attendait armées de nos grosses vestes et nos écharpes pour lutter contre le froid quitorien (noter bien ce détail). A 23h45 nous voilà installées dans des fauteuils suffisamment confortables pour passer la nuit et voyager jusqu’à la côte Pacifique. A ce moment, je pensais sûrement que j’allais dormir tranquillement pendant les sept heures de voyage. Mais c’était sans compter sur les routes équatoriennes qu’on pourrait presque qualifier de route de rallye-cross tant qu’elles sont cabossées. On peut aussi saluer mon voisin de route un charmant bambin qui pendant une bonne heure s’était laissé tenter à quelques vocalises…

Bizarrement mes coéquipières de voyage dormaient tranquillement à côté de moi… Je vous laisse imaginer ma frustration. Sept heures de route, sept heures de ballotage, sept heures à résister au froid de la clim (oui car les compagnies de bus sont tellement fières de proposer une prestation climatisée qu’ils sur-usent du bouton) et une heure en compagnie de Pavarotti pour enfin arriver, à l’aube, à San-Vicente. Mais honnêtement, ça le valait bien ! Une fois le pied sur la côte j’ai vite compris que mon pull, mon jean, ma veste et mon écharpe étaient bons pour me fabriquer un parasol et j’ai rapidement regretté la clim du bus.

 

La ville

Canoa est une petite ville qui se trouve à 20 minutes de San Vicente. Pour s’y rendre on avait pris un bus pour 2 dollars. Cet endroit est plein de charme entre les falaises, les paysages verts, l’océan pacifique, l’ambiance très typique et musicale c’est le lieu idéal pour se prélasser à l’ombre  d’un palmier ou au soleil pour les plus téméraires. Oui parce qu’attention le soleil vous fait bien comprendre qu’ici: c’est lui le patron !

A notre arrivée on s’est posées à la terrasse d’une « boulangerie » et avons mangé des petits pains au chocolat (façon équatorienne bien entendu) et un chocolat chaud dont la recette surprenante n’a pas manqué de nous faire sourire: eau chaude et cacao. Après cette petite halte nous avons rejoint notre auberge de jeunesse qu’on avait réservé la veille sur HostelWorld. Sur la route on était émerveillées par les rues de terre, les maisons colorées, les peintures murales et les stands artisanaux. Au bout de 30 minutes de marche on était arrivées à l’auberge qui était un peu éloigné de la ville : Coconut Surf Hostal.

L’auberge était magnifique, elle avait sa plage privée avec un auvent de paille qui abritait des hamacs face à l’océan. Après avoir déposé nos affaires dans la chambre toujours face à l’océan, héhé, on a sauté dans nos maillots de bain et couru dans l’eau (passage obligé au stand de tartinage de crème solaire). Il était 9h00 du matin, on était fatiguées par ce long trajet mais tellement heureuse d’être ici… La matinée a fini par une fin de nuit en bonne et due forme dans nos hamacs aux multiples couleurs. Oui, je dis « nos hamacs » car étant les seules clientes de l’auberge on s’était  bien appropriées les lieux.

Après ma looongue sieste matinale on a pris la route pour se diriger vers les restaurants de plage. Pour 7 dollars on avait un jus de fruits (coucou le bon jus de guanabana) et un plat de dorade grillée avec du riz et des patacones (rondelle de banane Plantin frit) autant vous dire qu’on était sorties repus. L’après-midi, on s’est promenées dans la ville et fait quelques petites emplettes dont un short car j’en avais marre de me balader avec mon short de pyjama avocats en ville. Le soir nous nous sommes assises face à l’océan en attendant le coucher de soleil.

Le lendemain matin c’était cours de surf et farniente encore et  toujours en compagnie des innombrables crabes qui se promènent sur la plage.  On a repris la route pour Quito le dimanche soir. On est arrivées sur les coups des 4h00 du matin dans la capitale et pris notre « taxi seguro » pour rentrer à la maison. Les “taxis seguro” sont normalement des taxis sûrs et légaux, on les reconnaît à leur jolie gilet jaune #giletjaunedeQuito. On ne se sentait pas dépaysées du paysage français avec tous ces taxis gilets jaunes.

Activité – Le surf

En partant en Equateur je savais que j’essaierais le surf pour pouvoir le cocher de ma “To do list”. J’avais donc fait un petit check-in des spots de surf en partant. D’après les divers sites épluchés Canoa était l’un des meilleurs lieux de surf. Notre auberge proposait des cours de surf, 20 dollars pour 2h30 de cours et la location de la planche à la journée. On ne sait pas fait prier, nous avons ré-enfilé les maillots (vous remarquez sûrement que nous avons passé nos journées en maillot de bain, c’est la tenue locale par là-bas), j’ai mis mon t-shirt jaune poussin de surf et embarqué ma planche. Le cours a commencé sur la plage en compagnie de notre prof expatrié américain. J’ai surfé sur le sable et après une prise en main suffisante de ma planche on a foncé dans l’eau pour affronter les vagues.

Au bout de moult cascades sur les vagues, de retournements de planche et de vols planés j’ai réussi à glisser sur l’eau ! Montre en main j’ai tenu 10 secondes mais quand même, sacrée prouesse ! Cette sensation était PWOUAH ! Indescriptible.

Ce week-end était une parenthèse après la première semaine de stage. Un petit cocon de paradis au bord de l’océan pacifique. Je ne peux que vous encourager à visiter Canoa si vous êtes de passage en Equateur.

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